une idée, comme ça…

j’inaugure une nouvelle rubrique aujourd’hui, l’envie de partager « une idée » comme ça me vient souvent, allons! c’est décidé, je la partage sur le blog.

hier, la femme la plus riche du monde est morte.

on en parle beaucoup.

hier, la femme la plus pauvre du monde a dû mourir aussi…

silence.

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claudel philippe

 

« L’Arbre du pays Toraja »

Si le sujet est mortel (^-^), le livre est un peu « soporifique ».

N’allez pas vous imaginer qu’il soit ennuyeux, que non !

Simplement, le ton et le sujet font que, comme je lis le soir en général, je n’avais pas de mal à éteindre la lumière . Pas de suspens, l’ami est mort, l’auteur a du chagrin, de la peine, il est renvoyé à sa propre vie, sa propre mort.

De Philippe Claudel, j’ai lu il y a plusieurs années « La fille de Monsieur Linh », je crois me souvenir de la chute, mais je pourrais bien le relire, je ne me souviens pas de l’histoire.

Pour en revenir à mon sujet, je viens de lire « L’Arbre du pays Toraja ».

au départ, j’étais un peu méfiante. C’est que le sujet n’est pas anodin; dès la troisième page, l’auteur évoque les rites funéraires du pays des Toraja pour les « très jeunes enfants venant à mourir au cours des premiers mois ». Du lien entre les croyances et l’imaginaire…

Il alterne de façon très naturelle les souvenirs avec son ami Eugène, le tournage du film à venir, ses réflexions sur la vie et la mort, -que sont-elles vraiment?-, sa vie personnelle, entre son ex-femme avec laquelle il forme « Le couple de la 107 » et sa voisine de l’appartement d’en face, qu’il observe, non en voyeur, mais qu’il cherche à imaginer dans sa vie à elle.

J’ai été partagée entre un peu d’agacement devant certaines « réflexions » que je peux reprendre à mon compte, et ça ne m’a pas trop  plu. Le partage de sa vie intime m’a laissée un peu perplexe : est-ce un roman ou du vécu ? Car il parle alors de personnes qui sont impliquées dans sa vie, et ça ne les gêne pas ??? bon… je décide de ne pas m’y arrêter.

Les pages qui racontent la profonde amitié sont très sensibles, pas apitoyées ni « apitoyantes » ; celles qui racontent le lien avec son ex-femme sont aussi sensibles et donnent à réfléchir, notamment lorsqu’il parle de l’enfant mort-né.

Et puis il y a les pages cinéma, le récit des dernières mises au point du scénario dans sa chambre d’enfant, la rencontre avec Michel Piccoli et Eric Ruf pour le film « La fabrique intérieure ».

Beaucoup d’autres choses encore sans doute, mais maintenant c’est à vous de lire ce livre qui m’a été offert et je remercie A pour cette lecture.

patty cake$

après avoir lu l’article que Claire (latêten…) a consacré à ce film, j’ai décidé d’aller au TPA le voir, séance à 18h hier soir, ne pas louper, dernière semaine.

je ne vous cache pas que le rap ce n’est pas ma musique préférée, et la première partie du film m’a demandée un peu de constance, ou de patience comme vous voulez, la musique et les paroles… « pas ma tasse de thé » comme il se dit maintenant ( ça fait un moment que j’ai envie de faire des mini-articles sur les expressions du XXIème siècle 😀 )

je me suis concentrée plus sur les personnages, et je les ai trouvés attachants. et les acteurs justes dans leur composition.

la jeune fille qui rêve son avenir loin du New Jersey « pourri », la mère qui n’arrive pas à se consoler de ses rêves de jeunesse, la grand-mère malade, l’ami employé au drugstore, le musicien mystique ( et à la sensibilité exacerbée).

le melting-pot (est-ce ici le bon mot???) : jeune femme blanche, ami d’origine indienne, musicien afro-américain… chacun à sa façon se bat pour ne pas crever dans la société qu’on connaît.

et je me suis laissée embarquer dans l’histoire.

les doutes, les joutes de rap? slam?, l’inspiration qui vient, la construction d’un morceau de musique (mais comment font-ils pour distinguer ce qui est « bon » de ce qui est « m… »???

un zeste de folie, les deux pieds sur terre (il faut arriver à payer les soins de Nana, la grand-mère), un coeur « grand comme ça », Killa P. / Patricia parviendra à réaliser son rêve. au passage elle aura su apprivoiser le musicien qui l’a acceptée comme elle était, grosse et talentueuse. jamais ô grand jamais il ne l’a appelée « Dumbo », le surnom qu’elle traîne depuis l’école. parce que ce qui compte, ce n’est pas l’apparence n’est-ce pas?  😉

c’est peut-être pour ça que Claire parlait d’un feel-good movie?

mais j’ai trouvé quelque chose de plus à creuser, et si vous en avez l’occasion ET même si vous n’aimez pas le rap, allez voir ce film, il est intéressant, pas « tout noir ou tout blanc » et si l’émotion est au rendez-vous, le film aura fait son oeuvre.

séga séga île de La Réunion…

j’ai appris l’existence du séga quand j’étais facteur à Paris, comme on le sait l’administration recrute beaucoup dans les DOM parce que là-bas, il n’y a pas assez d’emplois (mais bon je ne vous fais pas un sujet social…) et un de mes collègues m’avait prêté des cassettes de musique et chansons réunionnaises.

mais à La Réunion (où je vais maintenant régulièrement pour retrouver la famille), j’ai aussi entendu du séga mauricien, et j’ai bien aimé; pas forcément tous les titres, mais quand même… ça me ferait danser si je le pouvais 😀

alors alors je vous propose d’écouter Sylvain Kaleecharan qui a adapté un séga (d’après les commentaires, mon plaisir est partagé par beaucoup d’autres amateurs), dont les paroles se trouvent ici. jetez un p’tit coup d’oeil pour découvrir peut-être la langue créole?

ici la chanson par son créateur

ladilafé, salékorek! 😀

je suis allée au concert

et je vous y emmène dès maintenant, je vous invite! 😀

voilà : on dirait qu’on est avec A. à Wissant le 5 août de cette année, le programme nous annonce :

Concerts Opéras – Mélodies françaises

Programme

Soir Fauré

Air « Du gai soleil » Sophie – WertherMassenet

Air «  Adieu notre petite table » Manon Massenet

Duo madrigalRoméo et Juliette Gounod

En sourdineFauré

Madrigal Fauré

Je te veux Satie

Air « Je veux vivre… » Juliette – Roméo & Juliette Gounod

Rêverie Saint Saëns

L’enlèvement Saint Saëns

Cloche Saint Saëns

Après un rêve Fauré

Air « Comme autrefois » Leïla – Les pêcheurs de perlesBizet

Le soir Gounod

Les filles de CadixDelibes

« Mon cœur n’a pas compris le tien »  – Les pêcheurs de perles Bizet

Les chemins de l’amour en duoPoulenc

Bien sûr, ce ne seront pas tout à fait les mêmes interprètes, Yann Beuron, ténor, Juliette Allent, soprano et Lucia Zarcone, pianiste me pardonneront, ils m’ont permis (et youtube aussi!!!) de réentendre ou découvrir des mélodies, des artistes, et j’ai voulu partager avec vous ce voyage musical dans le temps.

Merci chère Val !

 

marianne fredriksson

chaque année la bibliothèque de Pénestin brade livres et revues, qui semblent avoir été donnés par des touristes (ou locaux?) et c’est l’occasion de faire des emplettes sans trop faire souffrir le porte-monnaie. c’est même moins cher que les vide-greniers! 🙂

tout ça pour vous dire que je ne connaissais point Marianne Fredriksson, mais la 4ème de couverture du roman « Inge et Mira »  a su [me faire de l’oeil] décrire les thèmes du livre et pour 1 euro, je me suis offert un bon moment de lecture.

il est question d’amitié féminine, des épreuves de la vie, celles auxquelles on peut s’attendre, et celles qui sont si terribles qu’on est contente, eh bien… de ne pas s’être trouvée chilienne sous la dictature de Pinochet par exemple?, du plaisir de jardiner, des longues journées en Suède, du regard des douaniers sur un Señor Narvaes qui présente un passeport suédois et fait de fréquents voyages en Europe de l’Est (il est conducteur de car), etc etc…

l’amitié et les épreuves peuvent combiner des situations douloureuses mais finalement bénéfiques.

rencontrer « l’Autre » ne peut que nous faire avancer.

des lapalissades, sans doute, mais si on gratte, on s’aperçoit que ça fait du bien de s’en « re-souvenir« .

pas de larmoiement inutile, Mira est une battante et Inge ma foi…

paru aux éditions Ramsay, ce livre n’est peut-être pas LE chef-d’oeuvre mais un livre qui continue de vivre après la dernière page tournée.