Grand Corps Malade

Je préfèrerais utiliser le nom réel de l’auteur, Fabien Marsaud, car dans ce livre « Patients », il raconte les premiers mois qu’il a vécus, en centre de réanimation puis de rééducation après son accident qui le rend tétraplégique.

Je me suis décidée pour cette lecture, avant de voir le film si l’occasion se présente. Le slam de Fabien Marsaud ne me touche pas plus que ça, mais le sujet m’intéressait, parler du handicap sans tomber dans le pathos inutile.

Le livre est léger à lire, autant que les drames vécus sont lourds.

A propos du premier centre de rééducation qu’il quitte après plusieurs mois, il dit que « jamais il n’a autant ressenti la violence de cette immersion dans le monde du handicap, et jamais il n’a retrouvé autant de malheur et autant d’envie de vivre réunis en un même lieu, jamais croisé autant de souffrance et d’énergie, autant d’horreur et d’humour« . Ce récit qui m’a paru parfois presque trop léger pour faire toucher du doigt si j’ose dire le poids de ces épreuves se teinte de gravité dans les dernières pages : « Et jamais plus je n’ai ressenti autant d’intensité dans le rapport des êtres humains à l’incertitude de leur avenir. »

Cette phrase à elle-seule vaut la lecture de ce livre court, excellent comme départ d’une réflexion à mener sur le handicap.

la petite pile à lire du supermarché

aller « dans » le supermarché le soir à vingt minutes environ de la fermeture est assez délicieux comme sensation dans son genre : il n’y a presque personne, les employés ne vont pas tarder à débaucher (on dit comme ça en Poitou pour dire qu’on a terminé sa journée de travail) et sont assez -et même plus- aimables, peuvent changer deux trois mots, et nous, nous allons non pas faire nos courses, mais flâner au rayon bouquins, magazines, journaux.

l’autre soir, j’ai ainsi acheté :

« Patients » de Grand Corps Malade (je n’ai pas vu le film) (LU)

« Un an après » d’Anne Wiazemsky ( ça semble être la suite d »Une année studieuse ») (LU)

« 2084 » de Boualem Sansal (j’hésite depuis un moment, et là je me suis décidée)

ce serait sans doute mieux d’acheter chez un libraire indépendant mais il faut aller en ville exprès… 😦

connaissez-vous ces livres? ces auteurs? racontez-moi!

je couds encore

j’ai beaucoup parlé de mes lectures dernièrement, mais le courage m’est revenu pour coudre quelques sacs « tote-bag » et autres corbeilles, j’ai décidé de retenter ma chance dans la vente de ces sacs, de quoi me permettre d’acheter quelques tissus, car je ne fais pas que dans la récup’ tout de même. 😀

  le repassage est à refaire à la pattemouille!

        

des petites fleurs très sages ou des tons plus toniques…

       

une corbeille aux dimensions des CD, j’en ai une dans ma voiture, pratique!

             

sur cette dernière corbeille pour les enfants, j’ai laissé la lisière blanche dans l’idée d’inscrire/broder le nom de l’enfant par exemple…

 

si ça vous dit, (et seulement si…!) 

🙂  je ne vends pas cher et je crois que mon travail est propre. 😀

saburo ishikawa

j’avais trouvé et lu dans un premier temps les tomes 1 et 3 du manga

« une sacrée mamie »

de Saburo Ischikawa

et puis je viens de trouver le tome 2, toujours à Emmaüs. les enfants s’écriraient « YES! » mais je dirai plutôt « SUGOÏ! » ( すごい : super, en japonais)

manga tiré d’un roman autobiographique, de Yôshichi Shimada, il raconte l’histoire d’un petit Japonais confié à sa grand-mère, à la campagne, par sa maman qui travaille à la ville et n’a pas les moyens matériels de s’occuper de son petit garçon.

émotifs, émotives, rangez vos mouchoirs!

car ici pas d’apitoiement; de la sensibilité oui, mais pas plus.

parce que mamie est une sacrée mamie! la vie est dure, elle connaît la misère, mais voit toujours les choses du bon côté.

rien à manger? allons voir ce que la rivière nous a apporté.

pas de machine à laver, à quoi bon dépenser inutilement de l’électricité?

Akihiro n’est pas brillant à l’école? de toutes façons, on le sait bien, alors…

mamie est malade? Akihiro va travailler à se place car ils n’ont pas les moyens de perdre une journée de salaire.

ce ne sont que quelques exemples que ma mémoire a bien voulu faire remonter vite fait pour cet article… 🙂

et le tome 3 se termine sur une recette de se grand-mère que nous offre Yôshichi Shimada, celle du concombre macéré, « trop bon » paraît-il, je ne l’ai pas encore essayée! 😀

et en cherchant un lien je m’aperçois qu’il y a encore au moins huit tomes à lire???!!! oh j’ai quelques moments de plaisirs livresques en réserve.

conseils pour lire un manga : vous démarrez par ce qui vous semble être la fin du livre; vous lisez les cases de la droite vers la gauche, et les phylactères de même.  [cela vient de la lecture des écrits en japonais qui (moins aujourd’hui mais dans les journaux encore)se lisait verticalement, de droite à gauche.] on est dépaysé mais on s’y fait très bien, logique oblige.

 

un an après, cinquante ans après…

la lecture d’ « Un an après » d’Anne Wiazemsky, qui fait suite à « Une année studieuse » et se passe en mai 68 m’a donné vraiment envie de découvrir un peu plus Jean-Luc Godard.

pour cela je commence par youtube.

et j’ai trouvé cette vidéo-interview, qui, à l’heure où se prépare une réforme des textes de loi sur le code du travail ET où un tribunal va décider du sort de GM&S, me paraît terriblement d’actualité; mais à part les télés, qui filme cette lutte des ouvriers pour conserver un travail???

pour en revenir au livre d’Anne Wiazemsky, j’étais au départ moins captivée que pour le livre « Une année studieuse »; finalement, c’est assez logique, le couple qu’elle forme avec J-L Godard est bien moins « fun »; et puis la description de la vie en mai 68 et des émeutes où ils se sont trouvés m’a rappelé des souvenirs et m’a intéressée non plus sur un plan personnel mais « social ».

il existe à Poitiers une association et un festival Filmer le travail. je n’y suis jamais allée, prise par d’autres activités, mais j’imagine que l’an prochain je regarderai le programme de plus près.

 

 

 

 

le lien du blog 2

cette fois-ci, mon lien de blog vous emmènera lire chez claire, blog que j’ai découvert alors que je cherchais de la matière pour parler d’un livre sur mon blog.

les pieds sur terre, la tête dans les livres.

ses lectures sont souvent loin des miennes, pas toujours d’ailleurs, mais elle sait parler des livres de façon si vivante, je l’envie de ce « talent ».

elle joint à ses études l’expérience du travail en librairie, bref, une visite s’impose dans sa cabane à livres.