audur ava olafsdottir

« Sur les étagères des bibliothèques, je vis un monde surgir de l’horizon. »

Jack London

C’est un peu de ça qui m’est arrivé en lisant « L’embellie » d’Audur Ava Olfasdottir. (il faudrait un accent aigü sur les « o » mais je ne sais pas le faire avec mon clavier)

Et c’est amusant d’avoir trouvé à la braderie Emmaüs, juste quand j’en terminais la lecture, un petit livre de photos de cascades d’Islande, « Le monde de l’eau vive« , photos de Sigurgeir Sigurjonsson.

Beaucoup de pluie dans ce roman ( le titre original est « Rigning i november »),mais des vacances d’été en novembre, ça ne rend pas triste ^-^. Je n’emploierai pas le terme de « road-movie » que je déteste, d’ailleurs on est dans un roman, pas dans un film, isn’t? Mais on voyage depuis Reykjavik sur la Nationale 1 jusqu’au village de l’enfance, vers l’est…

« Nous avons déjà franchi une rivière, et il y en a une autre à venir, soit deux ponts à voie unique et la route qui se resserre encore, ma parole! Les nids-de-poule se multiplient et deviennent de plus en plus profonds. La route poursuit ses méandres ; devant nous s’annoncent une côte et un virage et encore un panneau de signalisation promettant un nouveau pont. Avec une concentration insigne, j’enfile la route entre les panneaux de mise en garde, d’abord : attention-côte-sans-visibilité-virage, et cet autre ensuite : attention-pont-à-voie-unique. Voilà donc à quoi ressemble notre Nationale 1. »

Ed Zulma, 2012

 

 

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sashiko

un atelier de sashiko avec l’association franco-japonaise, j’y ai fait mes premiers points de cette broderie traditionnelle japonaise.

rien de compliqué en soi, sauf qu’il faut faire des points bien réguliers. mmmm, c’est un début!

en photo, le matériel et le carré brodé.

 

mars 020

chroniques d’un médecin légiste

J’ai entendu parler de Michel Sapanet à deux reprises, ce qui m’a donné envie de lire ce livre quand je l’ai trouvé chez Emmaüs (les rayons de livres étaient bien dégarnis, la braderie a lieu le w-e qui vient).

J’en ai terminé la lecture hier soir, par le chapitre relatant le carambolage du 5 novembre 2002 sur l’autoroute A10, pas loin de chez moi d’ailleurs…

Bon, côté humour, j’en ai trouvé moins que ce qu’on m’avait dit ne me laissait supposer, mais le style est , comment dire, juste ce qu’il faut d’humanité, de concision et de détails à la fois, d’explications en somme!

J’y vois que les crimes passionnels et autres, ça existe aussi par ici ^-^, les turpitudes et les faux suicides… et la description chirurgicale de l’état des corps après que l’âme s’en soit allée. L’âme, la vie…. prenez le mot qui vous convient. Je trouvais plus poétique de dire l’âme 🙂 .

Les relations médecine légale, justice, gendarmerie et police ne sont pas absentes, c’est un livre « complet » malgré sa petite taille (280 pages), qui sera complété par deux autres, édités en 2011 et 2012.

D’après les recherches que je fais pour vous sur le net, il semblerait que le succès de ces livres a emmené Michel Sapanet vers de nouvelles activités,  la télé par exemple… ce qui est lié à son statut d’expert-judiciaire. Il est aussi maître de conférences.  Pas de temps mort? ^-^

Chroniques d’un médecin légiste de Michel Sapanet, éd Pocket

the assassin de Hou Hsiao-hsien

Ce film, je suis allée le voir au TAP, en compagnie de népou et mistercadet et son amie.

Messieurs apprécient les filmes historiques et/ou d’action; euh… ils sont un peu restés sur leur faim de ce côté, il y a bien des scènes d’action, mais parmi de longs longs moments de gestes lents, sans paroles ou presque, parce qu’on n’arrive pas « comme ça » à ce degré de maîtrise en arts martiaux. Pas aussi frustrés quand même que ce spectateur sorti en disant que la prochaine fois, il irait voir un Bruce Lee…

Comme annoncé dans le cahier proposé par le cinéma, la mise en scène et les décors et les costumes sont… époustouflants; c’est beau!

J’ai trouvé un article de RFI qui dit mieux que moi ce que j’ai ressenti, à ceci près que je n’ai pas trouvé l’intrigue si limpide; mais c’est que je n’ai pas le goût du pouvoir ni des intrigues, ^-^.

The assassin  est un film du réalisateur taïwanais Hou Hsiao Hsien. La musique est de Lim Giong, je précise parce qu’à la fin du film, on s’est regardés, surpris… des bombardes??? un bagad! oui, pas d’erreur, on en a eu la confirmation en regardant le générique -là, c’était écrit en français, et je me souviens avoir écouté ce morceau « en live » en Bretagne il y a plusieurs années.

Si vous avez envie de connaître un peu Taïwan sans qu’on vous raconte n’importe quoi, passez voir et lire Sylvie sur le blog mayaintaïwan.

tatsumi

Il y a quelques temps déjà que j’ai lu « Une vie dans les marges« , de TATSUMI Yoshihiro ; il y a quelques jours, un peu-beaucoup par hasard, j’ai trouvé à la médiathèque de Poitiers-sud un DVD du film d’animation d’Eric KHOO : « Tatsumi ».

un aperçu?

une interview du réalisateur? (avec des extraits du film)

« Une vie dans les marges » a obtenu le Grand Prix « Osamu Tezuka » et le « Prix spécial du Festival d’Angoulême » en 2009.

Le manga retrace la vie et l’oeuvre du mangaka (auteur de manga) par lui-même, et c’est un ouvrage passionnant.

Le film d’animation est fidèle au livre, et apporte en prime des mangas de l’auteur, -animés- et c’est aussi passionnant.

Dans le Japon d’après-guerre, on voit comment s’est créé ce mouvement, comment vivaient les gens, comment d’auteur de mangas pour enfants il est arrivé à l’écriture de mangas pour adultes.

800 pages, 96 minutes…

« quand on lit, on vit mille vies. »? oh oui!!!

page ouverte au hasard

Les autres en tout sens laissent aller leur vie

Leur âme, leur désir, leur instinct, leur envie, Tout marche en eux au gré des choses qui viendront.

L’action sans l’idée et le pied sans le front.

Ils suivent au hasard le projet ou le rêve,

Toute porte qui s’ouvre ou tout vent qui s’élève.

Le présent les absorbe en sa brièveté.

Ils ne seront jamais et n’ont jamais été;

Ils sont, et  voilà tout. Leur esprit flotte et doute.

Ils vont, le voyageur ne tient pas à la route,

Et tout s’efface en eux à mesure, l’ennui

Par la joie, oui par non, hier par aujourd’hui.

Ils vivent jour à jour et pensée à pensée.

Aucune règle au fond de leurs voeux n’est tracée;

Nul accord ne les tient dans ses proportions.

Quand ils pensent une heure, au gré des passions,

Rien de lointain ne vient de derrière leur vie

Retentir dans l’idée à cette heure suivie;

Et pour leur coeur terni l’amour est sans douleurs,

Le passé sans racine et l’avenir sans fleurs. (…)

 

Victor Hugo, Les chants du crépuscule, 17 octobre 1834

ce poème, vous l’entendez comment???

 

lectures

mes centres d’intérêt sont variés,

ce qui donne pour ces jours derniers cette liste de romans :

« A pleines voiles » de Kathryn Hulme ( https://en.wikipedia.org/wiki/Kathryn_Hulme); je vous mets un lien juste pour voir la couverture : http://livre.fnac.com/mp12134355/a-pleines-voiles

« Le flambeau Riffault » de Gaston Cherau ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Ch%C3%A9rau ) (  https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_pour_la_culture_populaire_en_Poitou-Charentes-Vend%C3%A9e )

« Le fantôme des Canterville » d’Oscar Wilde ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Wilde )

« Terre et cendres » d’Atiq Rahimi ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Atiq_Rahimi )

et j’entame la lecture de  » Ni d’Eve ni d’Adam » d’Amélie Nothomb, histoire de reprendre une pincée d’humour?

des questions? ^-^ je tâcherai d’y répondre si vous m’en posez, mais déjà je confirme ce qu’aurait dit l’écrivain italien décédé il y a quelques jours, que tout un chacun vit une vie, mais celui qui lit en vit mille