page ouverte au hasard

Les autres en tout sens laissent aller leur vie

Leur âme, leur désir, leur instinct, leur envie, Tout marche en eux au gré des choses qui viendront.

L’action sans l’idée et le pied sans le front.

Ils suivent au hasard le projet ou le rêve,

Toute porte qui s’ouvre ou tout vent qui s’élève.

Le présent les absorbe en sa brièveté.

Ils ne seront jamais et n’ont jamais été;

Ils sont, et  voilà tout. Leur esprit flotte et doute.

Ils vont, le voyageur ne tient pas à la route,

Et tout s’efface en eux à mesure, l’ennui

Par la joie, oui par non, hier par aujourd’hui.

Ils vivent jour à jour et pensée à pensée.

Aucune règle au fond de leurs voeux n’est tracée;

Nul accord ne les tient dans ses proportions.

Quand ils pensent une heure, au gré des passions,

Rien de lointain ne vient de derrière leur vie

Retentir dans l’idée à cette heure suivie;

Et pour leur coeur terni l’amour est sans douleurs,

Le passé sans racine et l’avenir sans fleurs. (…)

 

Victor Hugo, Les chants du crépuscule, 17 octobre 1834

ce poème, vous l’entendez comment???

 

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Publié par

dalienor

j'habite près de Poitiers - j'aime lire, coudre - j'aime les fleurs, les chats - j'apprends le japonais et l'espagnol - etc - - -

3 réflexions au sujet de “page ouverte au hasard”

  1. hello
    pas très bien , je trouve Victor ( totor ) un peu lourd dans sa poésie
    il en fait trop , à la longue on perd le fil
    mais j’aime bien les Misérables surtout en audio
    bonne fin de journée
    bisous

    J'aime

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