arbre-serpent

sept-16-114

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la poste, oeuvre d’art

non, non, ce n’est pas une blague.

ce n’est pas en France non plus, pourtant ça serait une belle idée; mais peut-on reprendre ainsi une oeuvre d’art, je l’ignore…

en cliquant sur ce lien, ici, vous trouverez comment un bureau de poste peut ne plus exister et être là encore, avec la poésie en plus.

un bureau ouvert deux fois par mois, même en dehors de la saison des expositions de la Triennale de Setouchi (Japon), où l’on peut envoyer une carte postale, à condition de ne pas nommer de destinataire. (l’adresse est indiquée dans l’article, pas besoin d’écrire la carte en japonais!)

et ce qui me ferait plaisir, vraiment, c’est qu’après avoir lu cet article, vous ayez envie de participer vous aussi; parce que là-bas, quelqu’un vous lira c’est sûr, et que vous lui aurez donné à rêver.

 

john erich nielsen

le hasard des rencontres… à Blain une journée « celtique », où nous verrons de nombreux tartans et entendrons des bagadou; et rencontrons John-Erich Nielsen, qui très joyeux propose ses romans policiers « sans hémoglobine », enquêtes menées par l’inspecteur Archie Sweeney, Ecossais.

Allez, envie de voir ce nouvel avatar d’enquêtes « régionalistes » (façon de parler, il semble que l’inspecteur enquête partout où il se trouve, si j’en juge par le titre des ouvrages), nous achetons deux romans. (éditions HoH)

la description du personnage, la voici, tel que le perçoit la réceptionniste de l’hôtel Flamingo  ce 24 décembre, tôt le matin, puisqu’il se prépare à une excursion inoubliable, l’ascension du Teide, 3718m, point culminant de l’Espagne :

… »Mince! Ce type ne ressemble à rien!

En effet, de taille moyenne, Sweeney ne se distinguait par aucun signe particulier. A l’exception de sa barbe rousse… Une barbe courte, mal taillée, mal peignée, mal foutue vraiment… Cette auréole pileuse lui enflammait joues et menton. Au milieu du visage, ses deux yeux, petits et noirs semblaient inexpressifs, perdus, tout juste ouverts-un-point-c’est-tout. L’inspecteur Sweeney n’était qu’une barbe. (…)

Etonnant pour un jeune homme, songea l’hôtesse. Une vraie dégaine  de British en goguette. Mais on en voit tellement par ici. »

Comment dire? Dans ce roman « La peur du volcan« , l’intrigue fonctionne; les descriptions du paysage me semblent pas mal du tout; mais comme toujours dans ce genre de livre, les personnages sont assez « cliché », les portraits sont dressés à gros coups de pinceau et d’ailleurs je crois que l’auteur le dit lui-même (comme ça, la critique tombe à plat ^-^). Cliché pour cliché, j’aurais préféré autre chose qu’une vieille tante un peu style Miss Marple. Mais bon, je chipote! Car l’idée de la quatrième de couverture est originale : c’est comme une note du journal qu’écrirait Marjorie Sweeney, la tante de l’inspecteur, et cela m’a amenée dans l’intrigue de façon assurée.

Alors essayez vous aussi! voici un site qui présente l’auteur et les titres clic ici.

 

 

petites expressions régionales

sur babelio, j’ai trouvé un quiz d’expressions régionales, et j’aimerais bien que vous me disiez si vous avez entendu quelqu’un les utiliser ; ma mammy, poitevine, disait effectivement « pochon » pour sac plastique. et quand on boudait, nos parents nous disaient parfois « tu bouques? »

1. Passer la wassingue.

Dans le nord.
  • 2. Passer la serpillère

2. Crouiller la porte,

En Mayenne notamment.
  • 1. Fermer la porte à clé.

3. Tu peux me passer un schlouk.

En Lorraine.
  • 2. Tu peux me passer une gorgée.

4. Se mettre en caisse

Région de St- Etienne.
  • 3. Se mettre en arrêt maladie

5. Qu’est-ce que tu bouines ?

En Loire-Atlantique et Mayenne.
  • 1. Qu’est-ce que tu fais ?

6. Voulez-vous un pochon ?

Dans l’Ouest, le Limousin, la Charente…
  • 2. Voulez-vous un sac plastique ?

7. Il frouille toujours !

En Rhône-Alpes .
  • 2. Il triche toujours !

8. Enfondu par un agadiau

Dans le centre.
  • 3. Trempé jusqu’aux os.

9. Faire des cacoulles,

Dans le Pas-de-Calais,
  • 1. Faire des bêtises
  • 3. Faire des blagues

10. T’es bouqué ?

Dans l’Est et l’Ouest.
  • 2. Tu fais la tête ?

katarina bivald

influence des blogs sans doute, j’ai jeté un oeil et acheté le roman de Katarina Bivald « la bibliothèque des coeurs cabossés ».

« Bon Dieu! », j’aurais sans doute du mal à vivre dans une (ancienne) ville où l’empreinte religieuse est si marquée 🙂 mais en même temps il y a sans doute plus de solidarité là qu’ici où je vis?

alors côté livres, il y en a à toutes les pages dans « la bibliothèque des coeurs cabossés« ; je ne connais pas la plupart des auteur cités, à part les Hemingway et consorts, quand même!!! au point que je me suis demandé si ce n’étaient pas des noms inventés.

je reconnais que ce rêve de Sara est a été le mien. imaginez : une boutique abandonnée (et ça ne manque pas en France non plus), que j’aurais transformée en bibliothèque…  je peux quand même piquer quelques idées pour MA bibliothèque ^-^.

j’ai regretté que la correspondance entre Amy et Sara ne soit pas plus présente, mais cela aurait sans doute nui au récit de « et maintenant, il se passe quoi? ». il m’a semblé que le « décor » d’une Amérique cruellement affectée par la crise des années 80 est bien documenté. les personnages sont un peu « clichés » mais avec toujours une petite touche qui rend le portrait possiblement réaliste. mais bon, on a envie d’y croire un peu, comme dans un film, vous voyez ce que je veux dire?

je me retrouve assez dans ce qu’en dit kittylamouette sur babelio.( j’ai aussi trouvé quelques « tics » de l’auteur dans la répétition des expressions.)

tout est bien qui finit bien, Sara pourra rester là où elle a à vivre et laisser derrière elle une Suède pas si attrayante.

livres aux fins heureuses…:)

 

tchinguiz aïtmatov

au hasard d’une braderie de bibliothèque, j’ai trouvé le roman « Djamilia » de Tchinguiz Aïtmatov, avec l’envie de découvrir un ouvrage écrit dans une nouvelle (pour moi) langue, le kirghize.

Pour Aragon, qui a co-traduit ce roman, c’est la plus belle histoire d’amour du monde. Une histoire qui tient en moins de cent pages. Pas de redondance, pas de mot inutile, pas « d’effet ». Et la poésie à chaque page.

Mais des images, des couleurs, l’Histoire,  l’histoire d’un village (aïl) qui vit dans la tradition kirghize Et dans l’Union soviétique, l’histoire d’amour enfin qui apparaît au fil des pages, je pourrais même dire les histoires d’amour. Mais pour comprendre ces derniers mots, je vous laisse découvrir ce livre, qui fut adapté au cinéma par Irina Poplavskaya.