alice munro

prêté par mon amie Agnès, j’ai lu il y a quelques semaines « Rien que la vie« , d’Alice Munro en livre de poche. c’est un recueil de nouvelles.

j’ai d’abord été un peu déconcertée; Agnès m’avait pourtant prévenue, ce n’étaient pas des « histoires » au sens classique du terme, avec un début, un milieu, une fin… je ne voyais pas trop où l’auteur(e) voulait en venir.

et puis, et puis…

comme très souvent depuis maintenant pas mal de temps, j’ai ouvert le livre vers la fin; la dernière partie en fait, qui regroupe trois textes autobiographiques. et là, je ne sais trop comment, une porte s’est ouverte, et j’ai lu le reste du livre avec grand intérêt. j’ai « compris » je crois le propos d’Alice Munro, et comme c’était à une période où je ne pouvais lire longtemps le soir, j’avais hâte de retrouver mon livre, c’était comme un rendez-vous, où on regrette d’avance la fin qui s’annonce.

je ne suis pas du genre à lire un auteur parce que « c’est un Nobel ». mais si je retrouve cet auteur, je regarderai en connaissance de cause.

une ou deux choses qui m’ont intriguée : je ne savais pas toujours si j’étais au Canada ou en Angleterre, et je ne me reconnaissais pas toujours l’époque, loin de là; pourquoi??? si vous connaissez ce livre, vous saurez peut-être me le dire?

 

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fûtarô yamada

premier tome des »Manuscrits ninja« , de  Fûtarô Yamada : »les sept lances d’Aizu », un livre que j’avais offert à mon mari, sans réussir à le lire jusqu’à présent; et puis la semaine dernière, « par nécessité de lecture », je l’ai ouvert,… et je ne l’ai plus lâché. ce livre, paru quand j’étais, allez, j’avoue, j’étais toute petite petite, n’a pas pris une ride; de l’aventure, de l’histoire, du dépaysement avec ce Japon d’il y a quelques siècles… j’ai pu profiter de mes petites connaissances sur le Japon, à force, les fils se tissent, et ça fait toujours plaisir. mais de toute façon, même sans ça, tout est bien expliqué, pas besoin d’être « nippophile? » ^-^

quand même, quand même, je dois avouer autre chose : je ne suis pas très douée pour les scènes de guerre, mais pas plus, j’ai bien dû le reconnaître, pour les scènes de combats; les ninjas, ici sept femmes; même en relisant plusieurs fois, j’ai eu du mal à me représenter leurs prouesses.

et je compte bien acheter le tome 2 de ces « Manuscrits », pour un jour où j’aurais envie d’action!

luis sepùlveda

que les hispanophones me pardonnent, je n’ai pas trouvé comment mettre le bon accent sur le « u »de Sepùlveda

les hasards d’Emmaüs, j’ai trouvé deux livres de cet auteur, il y a plusieurs mois, sans me souvenir tout de suite que j’avais lu de lui l’histoire d’une mouette….; les microbes ayant investi ma modeste personne, je me suis retrouvée au lit, et quoi faire sinon lire pour occuper les moments où je ne dormais pas? mais pas des choses trop compliquées.

et j’ai choisi ces deux livres, mais que cela ne vous fasse pas croire que je n’ai pas aimé, ou trouvé intéressant, bien au contraire!

simplement, le style de l’auteur est limpide, plus que celui de l’auteur de la préface  de « le monde du bout du monde« ! j’avais hésité à le lire jusqu’ici, la faute à une quatrième de couverture mal tournée. mais en fait, une histoire qui démarre comme une aventure d’adolescent et se termine par un roman écologique et qui tient accroché pendant les 120 pages environ. avec une bonne révision (ou apprentissage) de géographie.

dans la foulée j’ai lu « le vieux qui lisait des romans d’amour« ; oh je n’aime pas ce titre, et j’y allais à reculons, mais bon… et là encore, un style qui coule, pas de mot superflu me semble-t-il, et la forêt amazonienne est là, et je sais que je n’y ai pas ma place, et les gens comme moi ne devraient pas y mettre les pieds. parce que, pour vivre dans cette forêt, il faut être humble et savant comme les indiens Shuars. le vieil Antonio a plus ou moins appris, et il faut bien quelqu’un comme lui pour se tirer d’affaire face à un maire qui est là par sanction, et face à une panthère folle de douleur.

au passage, j’ai lu avec attention les lignes consacrées à la passion de la lecture de romans d’amour d’Antonio, sa façon de s’approprier les mots, je ne suis pas sûre d’être aussi attentive et patiente que lui…

deux romans de 120 pages, ce n’est pas une nouvelle, mais un bon « format » quand même…