quelques bricoles côté couture

une petite sélection côté fil-aiguilles

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échange de broderie avec Jeanine

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un sac à cake pour pique-nique à La Réunion

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détail d’une petite chaîne de coeurs

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ICHIKAWA Takuji

j’avais lu le billet il y a déjà un petit moment, et je n’étais pas partie pour lire « je reviendrai avec la pluie » de Takuji ICHIKAWA en me souvenant d’une critique dénuée de complaisance (ici).

mais mais mais, j’ai trouvé le livre d’occasion, et je l’ai pris puisqu’après tout j’essaie de connaître un peu la littérature japonaise.

sur pas mal de points, je rejoins la critique donnée en lien ci-dessus; mais j’ai tout de même été touchée par le questionnement de l’absence, l’enfance atypique (du moins je le souhaite à autant d’enfants que possible) qui doit vivre avec un père apparemment plus que très fragile, la séparation mère-enfant… au passage je grapille toujours quelques éléments sur la vie quotidienne dans la société japonaise.

pour le style, eh bien, comment dire? on explique souvent que la traduction est une trahison ; mais tout l’art de la traduction est de rendre dans la langue du lecteur ce qu’a exprimé l’auteur, et bien sûr ce n’est pas sans aléas… cependant il me semble que dans ce texte, la traduction de Mathilde Bouhon est un peu trop littérale, et ça donne des dialogues un peu curieux pour un lecteur français,  les « hmm » et les « vraiment » sont nombreux, et les explications du genre « Ces substances chimiques que j’ingérais, étrangères à mon corps, pesaient lourdement sur mes organes chargés de les décomposer et de les filtrer. » ne passent pas trop facilement non plus.  quoique… est la faute de la traductrice ou celle de l’auteur auquel Pierre C. reproche une écriture trop rédactionnelle?

il me semble qu’un film a été tourné d’après ce roman. roman à l’eau de rose, je ne sais pas, à l’eau de pluie, c’est sûr! ^-^

louise en hiver

« Louise en hiver » est un film d’animation merveilleux. Une harmonie entre le dessin, l’histoire, la musique… pour vous donner une idée, je vous propose de cliquer sur les liens qui suivent, ça ne vous prendra pas beaucoup de temps, mais ça vous donnera quelques belles minutes dans votre journée 🙂

le réalisateur Jean-François Laguionie

la bande-annonce est incluse dans cet article, mais vous pouvez la retrouver sur youtube ici.

et une présentation du film ici ou ici.

j’espère que les liens vont fonctionner, et que je ne me suis pas trompée.

si vous avez vu le film, vous me dites ce que vous en avez pensé? ce que vous avez ressenti?

moi j’étais subjuguée par le dessin, la visibilité du support papier (vrai ou virtuel???) qui n’empêchait absolument pas d’accepter que les personnages vivaient, enfin, c’était une sensation tout à fait spéciale.

l’histoire donne beaucoup d’espoir, en même temps qu’il dit la tristesse, le « pourquoi? » que dessine Louise sur la plage; parce qu’enfin, si Louise a loupé le dernier train et qu’il ne reste plus personne dans la station estivale, elle a des voisins, des enfants… mais personne ne viendra la chercher, personne ne semble s’inquiéter de son absence.  l’histoire donne beaucoup d’espoir, parce que Louise va découvrir en elle la force et la capacité à se débrouiller seule, et va se libérer des liens du passé.

un film d’animation pas formaté, ça vaut qu’on y consacre quelques minutes de notre vie cinématographique,

et un peu plus encore.

 

voyages autour de ma chambre

en quelques jours, j’ai fait une croisière aux Açores-Canaries et Madère (Agence Thompson and co); puis un périple en Chine (Les tribulations d’un Chinois en Chine), et je termine à l’instant un autre périple à travers l’Europe(Petits suicides entre amis).

tout ça sans bouger de chez moi, les voyages ne déforment pas toujours les valises 😀

le premier voyage fut en compagnie de Jules, le grand Jules (Verne), je vous en ai parlé ici;

le périple en Chine, c’est grâce aux Tribulations d’un Chinois en Chine. je connaissais ce titre par ouï-dire, un film avec Belmondo, et wiki me confirme que c’est une libre adaptation du roman de Jules Verne. je suis contente de n’avoir pas vu le film, j’ai pu profiter de l’original. un jeune Chinois, riche et désabusé, à la recherche d’émotions, pense à se marier, mais sa ruine le convainc de se suicider, et comme il n’y parvient pas, il confie cette tâche à son maître en philosophie et ami, qu’il innocente d’avance par une lettre. seulement, voilà, vous savez ce qu’il en est des spéculations boursières… au lieu d’être ruiné, le voici encore plus riche, et décider à se marier avec sa belle. encore lui faudra-t-il remettre la main sur la lettre, et le temps lui est compté.

le voyage en Europe, c’était en Pullman, avec la joyeuse bande de suicidaires dont Arto Paasilinna nous conte la virée haute en couleurs. du même auteur. j’avais lu « le lièvre de Vaatanen« , je n’ai donc pas été surprise par le style ni le récit, et tout en ayant un autre angle d’approche du peuple finnois, j’ai été moins conquise que par ma première lecture. la fin est assez prévisible, et de toute façon, ce n’est pas mon problème, je lis toujours la fin en cours de route : ce qui m’intéresse c’est comment le récit est mené, et il y a toujours des choses que je n’ai pas vues.

c’est amusant d’avoir sorti de la bibliothèque ces deux derniers livres l’un à la suite de l’autre, le ressort est le même : comment flirter avec la mort peut vous donner le goût de la vie.

aucune envie de me suicider, juste besoin de lectures pas trop prises de tête en ce moment, je dois d’ailleurs me replonger dans le « Renan« , mais je prévois que je ne le finirais pas d’une seule traite 🙂

bonnes lectures!