josé agustin goytisolo

Palabras Para Julia

Tú no puedes volver atrás
Porque la vida ya te empuja
Con un aullido interminable,
Interminable.Te sentirás acorralada
Te sentirás perdida o sola
Tal vez querrás no haber nacido,
No haber nacido.Pero tú siempre acuérdate
De lo que un día yo escribí
Pensando en ti, pensando en ti,
Como ahora pienso.La vida es bella ya verás,
Como a pesar de los pesares,
Tendrás amigos, tendrás amor,
Tendrás amigos.Un hombre solo, una mujer,
Así tomados de uno en uno,
Son como polvo, no son nada,
No son nada.Entonces siempre acuérdate
De lo que un día yo escribí
Pensando en ti, pensando en ti,
Como ahora pienso.Nunca te entregues ni te apartes
Junto al camino nunca digas
No puedo más y aquí me quedo,
Y aquí me quedo.La vida es bella ya verás
Como a pesar de los pesares
Tendrás amigos, tendrás amor,
Tendrás amigos.Entonces siempre acuérdate
De lo que un día yo escribí
Pensando en ti, pensando en ti,
Como ahora pienso.

traduction en français

Mots pour Julia

Tu ne peux retourner dans le passé
Parce que la vie te pousse vers l’avant
Dans un hurlement interminable,
Interminable.Tu te sentiras parfois coincée
Tu te sentiras perdue, ou seule
Peut-être souhaiteras-tu ne jamais être née,
Ne jamais être née.Mais souviens-toi toujours
De ce qu’un jour j’écrivis
En pensant à toi, en pensant à toi,
Comme je pense à toi maintenant.La vie est belle, tu verras
En dépit des soucis
Tu auras des amis, tu trouveras l’amour
Tu auras des amis.Un homme seul, une femme
Considérés ainsi, un à un
Sont comme la poussière, ne sont rien
Ne sont rien.Alors souviens-toi toujours
De ce qu’un jour j’écrivis
En pensant à toi, en pensant à toi,
Comme je pense à toi maintenant.N’abandonne jamais, ne t’isole jamais
Sur le chemin ne dis jamais
Que tu n’en peux plus et que tu restes là
Que tu restes là.La vie est belle, tu verras
En dépit des soucis
Tu auras des amis, tu trouveras l’amour
Tu auras des amis.Alors souviens-toi toujours
De ce qu’un jour j’écrivis
En pensant à toi, en pensant à toi,
Comme je pense à toi maintenant.

José Agustin Goytisolo

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a-j cronin

Archibald-Joseph Cronin.

il fallait bien que je retrouve la signification de ces deux lettres pour mon article et ma curiosité 🙂

il fait partie de ces auteurs que j’ai lus très jeune, dix ans environ, sans être sans doute capable de bien tout comprendre; mais à l’époque je lisais tout ce qui me tombait sus la main… et je ne sais même plus ce que j’avais lu, ça devait être « La Citadelle »…

là c’est un court roman qui m’est tombé sous la main, chez Emmaüs, « Kaléidoscope », que je ne retrouve pas dans la liste de ses ouvrages sur wiki.

ça pourrait presqu’être une pièce de théâtre : unité de temps, de lieu…

dans un hôpital, dans la salle K plus précisément, une journée qui se passe entre deux tours de garde de nuit.

l’infirmière de nuit remâche son amertume, le chauffe-plat démantibulé l’oblige à prendre son petit-déjeuner froid… et quelle monotonie! « les nuits succèdent aux jours et les jours aux nuits et il n’arrive rien. Jamais rien! »

si elle ouvrait les yeux, si elle ouvrait son coeur, elle verrait combien elle se trompe : dans cette journée, plusieurs vies vont basculer, tantôt vers la joie, tantôt vers la tragédie. mais plus rien ne sera comme avant, sauf la vie de l’infirmière de nuit…

si l’hôpital est l’objet de bien des plaintes et récriminations, la lecture de ce livre rappelle néanmoins les conditions de vie et de travail dans les salles communes d’il y a cent ans; pas de démagogie dans mon propos, mais j’ai été touchée par cette lecture, un livre qui m’a paru sans prétention, mais cent-cinquante pages à l’écoute de l’humain : malade, infirmières, chirurgiens, pasteur, parents, tous sont là, juste là, mais pleinement présents.

pascal fioretto

une enquête policière, menée à travers les récits de onze écrivains : Christine Anxiot a disparu, son éditeur attend impatiemment son manuscrit à l’approche de la rentrée littéraire…

onze écrivains « qui se passent la plume »… mais en réalité un seul auteur, Pascal Fioretto qui les pastiche et nous laisse déguster chaque trait d’ironie décoché.

je comprends pourquoi je n’ai jamais lu la plupart d’entre eux, et c’est un régal de les reconnaître quand même 😀  enfin, dans certains chapitres ce n’est pas un régal tant leur écriture est pleine de vulgarité, mais bon, vous me comprenez?

je crois que c’est le premier pastiche que je lis; je me rends compte qu’il faut au minimum ou connaître un peu l’auteur à travers les médias, ou l’avoir lu au moins une fois, sinon…

le titre? « Et si c’était niais? » aux éditions Chiflet&Cie

niais, ça l’est parfois, la « littérature », pas celle avec un L, mais l’autre, celle qui se vend par annonce publicitaire; ce n’est pas le cas de tous les auteurs pastichés dans ce livre, mais saurez-vous reconnaître celui qui aurait écrit ces lignes? :

« L’élégant véhicule s’engagea ensuite dans Paxton Road où plusieurs touristes se retournèrent pour admirer son design dynamique et racé ainsi que sa conception sportive. »

J’ai lu un de ses livres, c’est comme un produit qui fonctionne bien, et parfait (mais pas obligé!) pour lire dans le train 🙂 mais ça ne va pas plus loin.

en cherchant un peu, j’ai appris que Pascal Fioretto a écrit (encore peut-être?) pour Laurent Gerra , Fluide glacial … et autres livres.

la fin est plutôt rigolote, bien amenée et arrosée de saké, alors… « kampaï! »

 

abolition de la peine de mort

je fais partie des citoyens qui ont considéré comme une grande et belle avancée l’abolition de la peine de mort dans notre pays.

ailleurs dans le monde, d’autres citoyens n’ont pas cette chance.

si vous voulez juste une petite idée de la question, vous cliquez sur ce lien : Amnesty international.

si vous voulez vous informer un peu plus  et comprendre un peu plus de quoi il retourne, pas seulement sur le plan humain, mais aussi sur le plan de la justice, cliquez ici : nota bene

ceci est juste une minuscule contribution à ce que je crois juste.

roseraie en mars

j’étais allée pour me promener dans la roseraie, mais en ce moment, la roseraie, c’est ça :

la seule balade à faire, c’est d’aller vers la « mare » de la roseraie, la mare aux canards bien sûr 😀  , mais aussi celle d’un locataire que j’ai d’abord pris pour une « statue » tant il était immobile! et c’est seulement en le dépassant que j’ai réalisé mon erreur; trop tard pour LA belle photo, mais tout de même, je peux vous le présenter, à vous de lui donner son nom (que je crois connaître ^-^)

jean rouaud

donné à la Croix-rouge, j’ai acheté ce livre « Champs d’honneur » un peu sur la foi d’une confusion avec le nom d’un autre auteur plus classique, mais tant mieux, car j’aime beaucoup ce roman-témoignage.

l’auteur nous parle de son grand-père, son caractère, sa 2CV, son père, sa tante et de la Loire-inférieure.

ah! les descriptions de la bruine, la pluie fine, le temps maussade qui vous font aimer tous ces mauvais temps… à des années-lumière des cartes postales qui fleurissent désormais en Bretagne, affirmant que dans cette région, ‘il ne pleut que sur les cons ».

des tas d’expressions et d’observations que je trouve « fines », sensibles et des phrases dans une belle langue, et même si je dois parfois relire plusieurs fois afin de bien relier verbe et sujet, je n’en veux pas à Jean Rouaud, bien au contraire.

j’espère bien lire d’autres livres de lui, en souhaitant garder le même enthousiasme.

Jean Rouaud, « Champs d’honneur » aux Editions de minuit.