juan, esto’k gna

« Je m’appelle Juan et je suis le chef de la tribu Esto’k Gna. Cela fait 2500 ans que mon peuple vit le long du Rio Grande et de ses canyons, au Texas. Cette terre et moi, nous ne sommes qu’un, comme toutes celles et ceux qui se sont croisés ici. Ce lien millénaire est aujourd’hui rompu à coup de pelleteuses conduites par des hommes qui ne le comprennent pas…

L’industrie gazière s’est installée sur nos terres il y a de nombreuses années et j’ai passé une grande partie de ma vie à combattre le « grand serpent »… »

Nous confions toutes et tous notre argent à une banque. Le « truc », c’est qu’une fois qu’il y est… nous ne savons pas trop ce qu’elle en fait. A regarder leurs publicités, notre argent semble être entre de bonnes mains, géré de manière responsable. Aux Amis de la Terre France, nous avons eu envie d’en avoir le coeur net. Et…

je vous propose de découvrir le combat de Juan, chef de la tribu Esto’k Gna, la participation de banques françaises à l’exploitation de gaz de schiste au Texas. la petite video à ce sujet pourrait juste faire sourire si derrière…

merci d’aller au moins juste jeter un oeil sur le site des Amis de la terre.

Vignette 1

Vignette 4

un « S » de trop, peut-être?

les fautes d’orthographe interrogent…

pour ma part, si je parlais des « ouvertures » de la mairie, je penserais aux fenêtres et portes du bâtiment.

et vous?

dans une publicité, A. a repéré l’inauguration de « l’air » de pique-nique… c’est vrai qu’un pique-nique, c’est l’occasion de prendre l’air.

pour plus de rire, consulter le volatile comme dit S.

et votre dico? 😀

anne wiazemsky

trouvé à Emmaüs (grand merci aux donateurs des livres) un « roman » d’Anne Wiazemsky (dont j’avais lu il y a quelques années « Mon enfant de Berlin« ) : « Une poignée de gens« 

j’avais bien aimé la rédaction de Mon enfant de Berlin, qui était une façon assez originale (du moins il m’a semblé) le récit de la vie de Claire, sa mère Et la fille de François Mauriac.

ici, c’est un peu la même technique si j’ose dire; Anne Wiazemsky alterne le récit à la première personne, le roman de la vie de ses arrière-grands-parents et quelques extrait du journal de son arrière-grand-père.

l’époque et le lieu : 1917, la Russie en pleine révolution.

j’ai lu et entamé d’autres livres avant de lire réellement (et dans l’ordre) les dernières pages, parce que c’est tellement triste tout ça, horrible et tout ce qu’on veut, surtout quand on lit ça à cent ans de distance; la Russie est devenue URSS puis redevenue Russie, des millions de morts et …. mais bon je ne suis pas historienne.

sans pathos inutile et sans froideur, surtout pas, l’Histoire, la mémoire, le lien conservé ou brisé. comment se forme une diaspora.

un livre que j’ai aimé.

bai-jia-bei

un patchwork composé de carrés de tissu envoyés par toutes celles qui souhaitent participer à la confection d’un ouvrage plein de tendresse offerte.

« Bonjour à vous toutes,

grand-mère, c’est plein d’amour à donner à ses petits-enfants, qu’ils soient petits, qu’ils soient grands, qu’ils soient près, qu’ils soient loin.

J’ai décidé de me lancer dans la confection d’un bai-ja-bei pour montrer à mon petit-fils de trois ans que je ne l’oublie pas.

Ce sera un travail différent des couettes que j’ai pu réaliser auparavant.

Si vous voulez m’aider à réaliser ce défi, vous pouvez m’envoyer des carrés de tissu de 20 x 20 cm en coton.

Je préfère éviter les motifs trop « bébé » ; comme couleur, le bleu pourrait être dominant, mais ce n’est pas une obligation.

Et pour lui montrer que la solidarité n’est pas un mot sans support, avec le carré de tissu, une carte « à votre façon » serait la bienvenue.

D’avance je vous remercie,

Danielle »

pour cet ouvrage je me suis rapprochée de Marie, du blog faisunbaijiabei qui appelle ce patchwork la couverture aux cent voeux. elle a la gentillesse d’aider toutes celles qui se lancent dans cette aventure.

si vous aimez l’idée, peut-être aurez-vous envie de relayer cet « appel » sur vos blogs? d’avance, quoi qu’il en soit, je vous remercie pour vos envois, vos commentaires.

 

barbara constantine

une des choses que j’aime bien, quand je projette d’écrire quelques lignes sur le livre que je viens de finir, c’est des petites trouvailles sans importance, mais amusantes.

je viens de lire « Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom » (joli titre) de Barbara Constantine, et sur sa fiche wiki (bien maigre, la fiche), on m’apprend qu’elle est la fille d’Eddie Constantine. ah tiens?… ça n’a aucune importance, si ce n’est peut-être que ça me fait un rapprochement avec la génération de mes parents, et moi je suis de celle de Barbara. voilà voilà… si j’en venais au livre? d’accord!

ça peut m’agacer parfois, ces histoires où tout finit par si bien se combiner : on a fait pleurer Margot, et regardez comme tout finit bien! même que le suspens termine sa course par des retrouvailles zincroyables, ah quel bonheur!

mais là, ben non, ça ne m’a pas trop agacée; ni les côtés un peu trop « cliché » de personnages ou de situations, ni quelques invraisemblances; après tout, c’est un roman, court (200 pages), qui pourrait presque être un roman d’ados tant il se lit facilement, je l’ai lu en une soirée (après avoir jeté un petit oeil à la fin parce que je lis comme ça).

j’ai été touchée par les personnages principaux et quelques secondaires, il y a plein d’images évocatrices, et je ressentais que chacun était là pour représenter en quelque sorte tant d’anonymes, de « vraies personnes » comme on dit maintenant 😀  : les jeunes filles mamans trop tôt, les adultes amochés par la vie, les adultes gâtés par la vie et qui savent le rendre (le couple au mari anglais est vraiment très sympa)…

ce livre je l’avais acheté au vide-grenier le même jour, et je l’ai acheté parce qu’il m’était déjà passé dans les mains à Emmaüs je crois, où je ne l’avais pas acheté quand le titre m’avait accroché l’oreille lui!

bon, si vous le trouvez, lisez-le, ce n’est pas LE grand roman, mais un roman sympa qui dit qu’on peut se sortir des situations m… et ça fait du bien, on veut y croire!

 

le pet de l’ours

a priori, je n’imaginais pas de lien entre le dernier livre que j’ai lu et celui que je viens de commencer.

et pourtant…

« le bestial serviteur du pasteur Huuskonen » m’apprenait qu’à la fin de son hibernation, le pet de l’ours indique que la Bête réactive ses fonctions intestinales.

le pasteur s’est vu offrir un ourson pour son cinquantième anniversaire, ourson orphelin dont personne ne veut, pas même les zoos, et il va finalement s’attacher à cet animal qui lui donnera d’une certaine façon l’occasion de « concrétiser » les changements auxquels il aspire.

j’aime bien les romans loufoques d’Arto Paasilinna, ils sont l’occasion de se détendre, mais aussi de réfléchir et d’apprendre-réapprendre l’Histoire contemporaine côté Finlande-URSS/Russie.

en ouvrant le roman de Sylvie Germain, qui raconte la (triste) vie de Laudes-Marie Neigeaout dans « Chanson des mal-aimants« , je ne pensais pas du tout trouver quoi que ce soit de commun avec ma dernière lecture,

sauf que…

à un moment de sa vie, l’héroïne vit dans les Pyrénées, et est recueillie par un couple d’aubergistes.

si Madame travaille beaucoup, Monsieur boit pas mal, raconte pas mal d’histoires, enfin il anime son café quoi! et page 52, Laudes raconte la « gaillarde ambiance » qui régnait dans l’auberge à l’occasion de la Chandeleur. Auguste Marrou est un fervent « oursolâtre », et selon la légende qu’il raconte avec plaisir, « durant son hibernation l’ours voyage en esprit au royaume des morts, raflant au passage des âmes vagabondes à foison et les enfermant dans sa panse. Les âmes captives gonflent alors dans son ventre, comme un levain. Lorsqu’il émerge de son long sommeil et s’extirpe hors de son ventre, la nuit du 1er février, le receleur d’âmes  hume le ciel, l’éclat de la lune, et il lâche un pet colossal qui expulse toute la smala d’esprits gazeux qu’il retenait prisonniers, se décongestionnant ainsi les intestins. »

la légende païenne que raconte Sylvie Germain (je n’ai pas tout transcrit) a été bien sûr récupérée par l’Eglise catholique, ce que vous apprendrez dans l’article du site buvettedesalpages.be , je n’en savais pas autant sur Saint Blaise 😀

on est en mai, tant pis pour la Chandeleur, vivent les crêpes!